Deuxième expédition andine :
Changement de plan au pérou
Dans la continuité de mon parcours, j’ai entrepris en 2025 une deuxième expédition avec Attitude Montagne, à nouveau dans la cordillère des Andes au Pérou. L’objectif initial de l’équipe était prestigieux : l’ascension de l’Alpamayo (5 947 m), un sommet réputé pour être l’un des plus esthétiques au monde avec sa face ouest en pyramide de glace.
Cependant, au moment de notre départ, nous avons appris qu’un énorme bloc de sérac menaçait de s’effondrer sur la voie normale de l’Alpamayo, rendant l’ascension beaucoup trop dangereuse. La mort dans l’âme, nous avons donc dû renoncer à Alpamayo et lui trouver un objectif de remplacement plus sûr. Notre choix s’est porté sur le Chopicalqui (6 354 m), un autre géant de la Cordillère Blanche situé non loin du Huascarán.


Préparation intensifiée
pour le chopicalqui
Cette expédition a duré 21 jours et s’est révélée encore plus exigeante que la précédente. Le Chopicalqui est un sommet de plus de 6 300 m, avec de longues étapes sur glacier, des crevasses importantes et une arête sommitale effilée à gravir en neige et glace. La préparation en amont fut donc intensifiée : avec Olivier, j’ai augmenté la charge d’entraînement physique (jusqu’à 10h de sport par semaine, incluant du trail en montagne avec sac chargé pour simuler l’effort en altitude). Avec Mathieu, nous avons affiné les techniques d’alpinisme avancées : révisions des mouflages de sauvetage en crevasse, perfectionnement en escalade mixte (neige/glace/rocher), et nous avons même effectué ensemble une cascade de glace de plusieurs longueurs en condition réelle pour parfaire mon aisance sur ce terrain.

Chopicalqui :
L’exigence de l’altitude et la récompense du sommet
Sur place au Pérou, l’expédition s’est bien déroulée malgré quelques frayeurs liées à la météo capricieuse et une infection digestive importante. Après une acclimatation progressive (plusieurs nuits vers 4 500 m et un camp avancé installé à ~5 500 m), nous avons tenté le sommet du Chopicalqui. La dernière partie de l’ascension, sur l’arête sommitale fortement cornichée, fut particulièrement impressionnante – nous progressions avec le vide de chaque côté, chaque pas devant être assuré.
Finalement, j’ai pu atteindre le sommet du Chopicalqui à 6 354 m dans des conditions météo idéales. C’était une immense satisfaction d’atteindre mon premier 6 000m, d’autant que ce sommet est plus élevé que le précédent et marquait une nouvelle étape dans ma progression.


Merci à mes collaborateurs
Sur cette ascension
Atteindre un sommet, c’est avant tout une victoire collective. Rien de tout ça ne serait possible sans cette bande de passionnés qui m’épaule au quotidien.
Un immense merci à ceux qui partagent mes doutes et mes efforts.
- Mathieu Guillo – Guide de haute-montagne
- Olivier Fizaine – préparateur physique

