Mon premier
4000M
Je me suis lancé dans mon premier grand projet alpin à 20 ans, en 2023 : l’ascension du Mont Blanc. Ce sommet mythique de 4 808 mètres, à la frontière de la France, de l’Italie et de la Suisse, est le point culminant des Alpes et de l’Europe occidentale.
Il attire chaque année des milliers d’alpinistes, mais il reste dangereux, notamment en raison du fameux Grand Couloir du Goûter sur la voie normale. Ce passage obligé, surnommé le « couloir de la mort », est tristement célèbre pour ses chutes de pierres fréquentes. De 1990 à 2017, on y a dénombré plus de 100 morts et 230 blessés, soit en moyenne près de quatre décès chaque été– un risque qu’il ne faut jamais sous-estimer en dépit de la popularité de l’itinéraire.


Endurance
et acclimatation
Pour me préparer à ce défi du Mont Blanc, j’ai pu compter sur l’aide précieuse de mon préparateur physique, Olivier Fizaine, que je connaissais depuis ma première année de médecine. Olivier m’a transmis des valeurs essentielles comme la rigueur, la persévérance et la discipline. Pendant plusieurs mois, nous avons mis l’accent sur le développement de l’endurance cardio-vasculaire et le renforcement musculaire, deux composantes indispensables pour supporter l’ascension d’un 4 000. Parallèlement, je me préparais aussi à courir mon premier marathon – une manière de travailler mon endurance sur tous les fronts.
Avant de tenter le Mont Blanc, j’ai effectué une course d’acclimatation en compagnie d’un guide de haute montagne, Mathieu Guillo (qui deviendra ensuite mon guide principal). Nous avons gravi la Grande Fourche (3 610 m), un sommet des Alpes suisses, ce qui constituait mon premier sommet alpin gravi sans skis aux pieds. Cette ascension préparatoire m’a permis de me familiariser avec l’équipement (crampons, cordes, piolet) et de tester ma réaction à l’altitude au-delà de 3 500 mètres.

Un moment hors du temps
Que je n’oublierai jamais
Enfin est venu le grand jour pour le Mont Blanc (4 808 m) – mon premier « 4000 ».
La course s’est étalée sur deux jours avec une nuit en refuge, pour profiter des meilleures conditions au petit matin.
Arrivé au sommet, j’ai ressenti une immense émotion mêlant l’épuisement physique, l’émerveillement devant le panorama grandiose des Alpes, et une profonde satisfaction intérieure. Cette réussite a été déterminante dans mon parcours : elle m’a donné confiance en mes capacités et l’envie de viser des objectifs encore plus ambitieux.

Merci à mes collaborateurs
Sur cette ascension
Atteindre un sommet, c’est avant tout une victoire collective. Rien de tout ça ne serait possible sans cette bande de passionnés qui m’épaule au quotidien.
Un immense merci à ceux qui partagent mes doutes et mes efforts.
- Mathieu Guillo – Guide de haute-montagne
- Olivier Fizaine – préparateur physique

