Aujourd’hui, 3 septembre, je m’envole pour le Népal. Direction cette fois-ci le Manaslu, huitième plus haut sommet du monde avec ses 8 163 mètres. Pour ce 8000 mètres, et je pars avec l’objectif de fouler son sommet aux alentours du 26 ou 27 septembre.

Une préparation construite sur plusieurs semaines

Depuis plusieurs semaines déjà, je m’entraîne en hypoxie, y compris pendant mon sommeil, pour habituer mon organisme au manque d’oxygène qui m’attend en altitude. J’ai aussi adapté ma supplémentation pour arriver dans les meilleures conditions possibles. Sur l’ensemble du séjour, j’estime perdre environ 10 kg, une conséquence classique de l’effort prolongé en haute altitude.

J’arrive à Katmandou le 5 septembre, où je passe deux jours avant de rejoindre Samagaon. Je m’y accorde un à deux jours avant d’entamer le trek vers le camp de base du Manaslu, qui demande lui aussi un à deux jours de marche. Au total, cette expédition s’étend sur un mois et demi, entre acclimatation, ascension et redescente.

Pour cette expédition, je pars avec un nouveau guide, reconnu comme l’un des meilleurs du Népal. Je serai aussi accompagné d’Orianne Aymard, une alpiniste française. Je n’ai encore jamais évolué avec cette équipe : c’est une vraie découverte, à la hauteur de l’enjeu que représente ce 8000 m.

Cette expédition arrive après une année chargée : je viens de terminer ma 4e année de médecine, avec un stage de six semaines aux urgences du CHL mené en parallèle d’un à deux entraînements par jour, et un examen que j’ai passé en août. Le projet de recherche auquel je collabore continue également d’avancer, un travail de longue haleine, prévu sur plusieurs années.

Le programme de mon expédition vers le sommet du manaslu

Je vous partagerai mon quotidien en haute montagne tout au long de cette aventure, et je prévois d’en tirer un futur reportage. Restez connectés pour suivre cette ascension au plus près.

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