Urus Este
+ Ishinca

Scroll pour

me rejoindre au sommet

Statut : Terminé

Année 2024

Sommet(s) de l’expédition

  • Urus Este

    Altitude | 5420 m

  • Ishinca

    Altitude | 5530 m

  • Tocllaraju

    Altitude | 6034 m

L’appel des andes :
Première expédition au pérou

Après le Mont Blanc, une question s’est rapidement imposée à moi : pouvais-je aller plus  loin, plus haut ?

J’ai commencé à envisager de partir sur une expédition plus longue, en  autonomie complète, avec nuits sous tente au lieu des refuges confortables des Alpes.  Plusieurs destinations me faisaient rêver – j’avais par exemple pensé au Kirghizistan pour  tenter le Pic Lénine (7 134 m) ou à la cordillère des Andes au Pérou. Finalement, mon choix  s’est porté sur le Pérou, un pays qui depuis l’enfance m’attirait à travers les documentaires  que j’avais pu voir, et qui offre de nombreux sommets dans des paysages sauvage

Feuille de route
andine

En fouillant sur internet, j’ai découvert l’agence québécoise Attitude Montagne, spécialisée  dans les voyages d’alpinisme. Pour une première expérience, leur programme du « Trio  péruvien » a retenu mon attention : il s’agissait d’enchaîner l’ascension de trois sommets de  la Cordillère Blanche en 17 jours – l’Urus Este (5 420 m), l’Ishinca (5 530 m) et le Tocllaraju  (6 034 m). C’était exactement le genre d’objectif que je recherchais : une progression en  altitude étalée sur plus de deux semaines, avec une acclimatation graduelle et plusieurs  tentatives de sommets pour multiplier les chances de succès. 

En cordée dans la Cordillère Blanche au Pérou – progression vers le camp avancé sous le  Tocllaraju (6 034 m). Ce voyage “Trio péruvien” m’a offert mes premières expériences de  l’alpinisme en très haute altitude, avec des nuits en tente au cœur des Andes. Il a marqué le  début de mon engagement vers les sommets de plus de 6 000 mètres.

Le test de
la haute altitude

Cette première expédition en Amérique du Sud, à laquelle j’ai participé durant l’été 2024, a  été pour moi une révélation. J’ai découvert la vie en haute altitude sur la durée : établir un  camp de base dans une vallée isolée à 4 300 m, marcher plusieurs heures chaque jour pour  installer des camps d’altitude de plus en plus élevés, et composer avec la fatigue qui  s’accumule.

J’ai pu atteindre le sommet de l’Urus et de l’Ishinca relativement aisément, mais  malheureusement les conditions sur le Tocllaraju n’était pas optimale nous avons dû  rebrousser chemin, et nous sommes partit sur le Vallunaraju sur laquelle je suis tombé malade au camp 1 suite à une intoxication alimentaire. J’avais tout de même réussi le pari du Trio  péruvien, ramenant dans mes bagages 2 sommets et une expérience inestimable en très haute  montagne.

Merci à mes collaborateurs
sur cette ascension

Atteindre un sommet, c’est avant tout une victoire collective. Rien de tout ça ne serait possible sans cette bande de passionnés qui m’épaule au quotidien.
Un immense merci à ceux qui partagent mes doutes et mes efforts.

  • Mathieu Guillo – Guide de haute-montagne
  • Olivier Fizaine – préparateur physique